Expérience de Maman – Faire manger un bébé récalcitrant .

Nouvel article sur mes expériences de maman que je souhaite partager avec vous, il s’agit de faire manger un bébé récalcitrant .

Introduction .

Si vous êtes des parents peut-être que vous comprenez de quoi je parle, un bébé, un enfant dit « difficile » . Ce sentiment de frustration, on a pas envie de se fâcher mais que c’est dur au quotidien !  J’ai des proches qui stressent même avant de passer à table avec leurs kids car c’est la bagarre . D’autres qui ne donnent plus que des cochonneries comptant sur la cantine pour éduquer et qui ont abandonné .

Parce que c’est vraiment pas drôle quand ça ne fonctionne pas .

Ce souhait de partager avec vous car je me suis retrouvée face à l’inconnu avec mon bébé,  je me suis beaucoup remise en questions, j’ai demandé conseils au médecin de famille, au pédiatre et finalement j’ai fait à ma manière .

Mise en bouche …

Tout d’abord même si on ne doit pas comparer, mon premier enfant mangeait facilement de tout, curieuse, gourmande, je n’avais aucune appréhension en me lançant dans la diversification de mon deuxième enfant  . Dès les début j’ai senti que c’était différent, plus difficile déjà de tenir bébé sur sa chaise haute, un bébé qui saute sur place, qui se balance, qui crache qui jette et qui crie . Voilà les débuts ça sentait le mauvais plan mais je ne me suis pas formalisée.

Pour tout vous dire, je suis restée super patiente malgré de nombreuses remarques de mes proches . Persévérante même, j’ai fait des petits plats, qu’elle mangeait au début puis après une varicelle ( moyennement virulente ) elle a commencé à bouder ses purées. Elle ne voulait plus que des petits pots marque Bledina. Alors vous savez, je lui ai donné ce qu’elle voulait et j’ai continué, tentant de mettre du « fait maison » dans le pot Bledina . Bref, j’ai galèré mais j’ai tenu bon, le principal était pour moi qu’elle mange  .

Purée, pédiatre, autorité et frustration .

Souvenir du pédiatre, je me souviens de sa phrase  » il faut de l’autorité pour votre enfant »   » comment se comporte t’elle avec votre mari, et les autres  » , exactement pareil Monsieur … « Autorité, il lui faut de l’autorité  et de la fermeté ». Je pense qu’il n’avait pas totalement tord sur l’autorité mais finalement ça n’a pas été la « bonne  » solution pour ma fille .

Nous passons à l’étape des morceaux et là c’est devenu carrément impossible de lui faire manger des légumes en petits morceaux, j’ai tenté d’être plus ferme . Le médecin m’a même conseillé de sortir de table mon enfant s’il ne mangeait pas et de ne rien proposer d’autre car un enfant ne se laisse pas mourir de faim  ( je déteste cette phrase ) . Autant vous dire que ça n’a rien changé, je trouve même que ça a empiré la situation car je la sentais colérique et nous étions en conflit. J’ai bien pensé également à lui faire confiance et la laisser faire, ce n’était pas La solution car après avoir testé, j’ai bien compris que sans moi elle ne mangerait que du jambon et des coquillettes .

Alors j’ai continué les purée Blédina, les pâtes et le jambon en morceaux, elle mangeait des morceaux des choses solides, mais n’y fruit, n’y légume . Sachant aussi que mon bébé n’accepte aucune autre viande en morceau que le jambon, pas de steak haché, n’y de poison pané .

Vous voyez un peu la situation ? Un soir, j’étais toute retournée d’une journée où j’ai passé beaucoup de temps à tenter de faire manger ma fille.  Ma patience de maman a craqué et je me suis fâchée, je me suis sentie mal même si j’ai le droit d’être humaine. J’ai passé plusieurs heures à lire des articles sur l’éducation positive cherchant des pistes, des forums sur la nutrition et je me suis sentie inspirée.

Morceaux, Morceaux …

De nouveau j’ai décidé de tenter les morceaux, un nouveau départ comme si je partais de 0 . Préparation de sa demie tranche de jambon, des coquillettes et j’ai ajouté des haricots verts coupés en petits morceaux, revenus avec une poignée de lardons pour le gout fumé .  Je me suis dit qu’il fallait l’appâter, que ça sente bon dans la cuisine. J’avais déjà tenté le fromage râpé, le parmesan . Mais là j’ai mis le parfum lardon !

Ecoutez, ça a fonctionné pour les haricots verts, elle était tellement heureuse .

Fière de cette réussite, j’ai tenté d’autres légumes mais aucun non fonctionné. A chaque fois c’était un échec, je ne me suis pas formalisée et j’ai tenté de nouvelles choses. J’ai continué le déjeuner du midi avec des haricots verts revenus ( + le reste) , le soir un nouveau légume et si ça ne passait pas, je passais à une purée Bledina avec du fromage râpé qu’elle ajoutait seule comme une grande.

Les boulettes de légumes ont également été testées car j’en fais régulierement, elle n’essaye même pas de goûter, différentes textures et coupes de légumes terminent par terre.

Je suis restée super calme, zen et quand elle mangeait bien je faisais la maman Fan avec des bravos !!! Loin des conseils de mon pédiatre « fermeté et autorité » .

Enfin j’ai découvert qu’elle aimait les carottes râpées revenues avec une poignée de lardons. Quand je parle d’une poignée de lardons c’est vraiment pour le parfum fumé . Le sel n’est pas le bienvenu alors je fais attention à ne pas salé les légumes .

Réussites avec mon bébé d’amour .

Enfin voilà, j’ai réussi à lui faire apprécier deux légumes en l’espace de 3 mois ce qui pour  nous est une belle réussite . La texture est pour elle hyper important, je me satisfait de peu et je la félicite à chaque fin de diner . Par ailleurs j’ai constaté que le haricot comme la carotte râpée n’ont pas de texture spongieuse, elle aime les textures solides .

A ce jour je n’arrive pas a lui faire accepter d’autres choses mais nous allons  à notre rythme et je suis fière de nos petites avancées. Enfin je me sens beaucoup mieux dans cette position que dans une forme d’autorité sur mon bébé alors que je suis pour une éducation positive . J’ai tenté l’autorité, j’ai vite remarqué les résultats, régression, aucun plaisir pour Elle de passer à table. Elle se braquait même, hurlant, criant, comme attaqué. Je l’ai sorti de table sans avoir mangé, aucune sieste possible et bien énervée . J’ai donc choisi avec mon coeur et surtout ce qui je pense nous correspond, l’éducation positive et les bonnes odeurs dans la cuisine qui lui donne faim .  En tout cas je fais tout pour avancer avec Elle, nous formons une équipe.

En étant positive j’arrive à obtenir beaucoup plus de choses d’elle. Ca me paraît évident, je n’ai pas précisé mais je déjeune ou dîne au maximum avec elle afin que ça soit un moment convivial que nous partageons ensemble, pas une relation maman bébé, mais une « relation sociale » .    

Enfin pour finir j’essaye de lui faire apprécier d’être à table en dehors des repas, je lui apprends à être calme, nous lisons, regardons des livres faisons des jeux .

Mon aventure de maman est riche à ses côtes, je suis fière d’Elle, je suis fière de Moi . La route est encore bien longue mais avec de l’ambition de la patience, j’y arriverai . J’espère que cet article vous inspira si vous êtes dans la difficulté .

A très vite ici, sur Youtube ou Instagram.

Claire

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